Le
dossier de Kofi Yamgnane,
candidat indépendant à l’élection présidentielle du 28 février
souffre d’un certain nombre d’incohérence et de lacunes. L’enfant de
Bandjéli qui appelait hier les autres candidats à se joindre à la sienne
risque de voir sa candidature rejetée par la Cour
Constitutionnelle.
L’ancien maire français en est conscient et serait très inquiet sur
la suite que lui réserve l’étude des dossiers.
C’est samedi dernier que la Commission
Electorale Nationale Indépendante a rendu publique la liste des candidats à
l’élection présidentielle. Brigitte Adjamagbo-Johnson de la CDPA, Agbéyomé
Kodjo de l’OBUTS, Agboyibo Yawovi du CAR, Jean Pierre Fabre de l’UFC,
Bassabi Kagbara du PDP,
Nicolas Lawson du PRR, Kofi Yamgnane, Faure Gnassingbé du RPT ont
été retenus par la CENI.
Le ministère de l’Administration territoriale et
de la décentralisation est chargé de vérifier l’authenticité des dossiers.
Mais avant même que le dossier n’arrive chez Pascal Bodjona, des
incohérences ont été enregistrées au niveau des dossiers de certains
candidats.
Chez Kofi Yamgnane par exemple, il persiste une
confusion sur sa nationalité.
L’homme a proclamé qu’il est Français d’origine
togolaise, mais son dossier prouve le contraire. Il est à ce jour Français
d’origine Togolaise puisque avant d’obtenir sa nationalité togolaise en
avril 2006, il était avant tout Français, cela veut dire que sa nationalité
Française précède celle togolaise. IL risque donc d’être frappé par
l’article 62 de la
Constitution qui dispose que « nul ne peut être
candidat aux fonctions de Président de la République s’il n’est
exclusivement de Nationalité togolaise de naissance…. Et plus loin, ne
réside sur le territoire national depuis douze mois… ». Or, de sources
indiscrètes, le Togolais d’origine Française a commis des erreurs qui
donnent la preuve d’une nationalité Française qui précède sa nationalité
Togolaise. Et il est actuellement très inquiet.
Ailleurs, selon la composition de son dossier et les
enquêtes menées par notre rédaction, il continuait à voyager avec la
nationalité française avec résidence en France jusqu’en novembre 2009,
alors que le critère de résidence recommande un an de résidence effective
au Togo avant de postuler à la candidature à la magistrature suprême.
Autant chez Kofi Yamgnane que chez d’autres
candidats, la même incohérence subsiste.
Chez certains candidats, ce sont les diplômes
d’Etat qui précèdent l’acte de
naissance qui est sensée être la toute première pièce d’identité. Et
curieusement, ce sont les dates de naissance et les noms qui diffèrent les
uns des autres.
Chez Bassabi Kagbara, c’est aussi la confusion.
Il a été investi par un groupe de parti dénommé CODEP, alors que l’attestation fournie à
la CENI est faite au nom de son parti, le PDP. Autre incohérence qui risque
également d’invalider sa candidature.
Dans tous les cas, seul le ministère de
l’Administration territoriale qui pourra relever ces incohérences, en
informer la
CENI avant que le dossier ne soit transmis à la cour
constitutionnelle pour validation.
Nous attendons donc que le dossier soit transmis au ministère de la
décentralisation et à la
Cour Constitutionnelle pour nous situer
donc sur ces cas.