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  EDITORIAL
MINISTRES DEVANT LES DEPUTES/ LES A-COTES QUI FONT MARRER
Les nouveaux ministres du Gouvernement Houngbo II étaient devant l’assemblée vendredi dernier pour présenter la Déclaration de Politique Générale. Au-delà du sérieux qui devrait marquer cette cérémonie solennelle, le palais des congrès avait fait l’objet des scènes qui devraient faire marrer les invités à cette cérémonie. Le décor, au niveau des ministres, le Premier Ministre devant comme accusé à la barre, derrière, les ministres assis en rangs d’oignons comme des ouailles, par ordre de grade, suivant le protocole. Les plus importants, à partir des Ministres d’Etat aux moins importants, aux ministres délégués.   Lire...
 
  

LACUNES ET CONFUSION DANS LES CANDIDATURES : LE DOSSIER DE YAMGNANE ET D’AUTRES POSENT PROBLEME
(ACP-Inter/20/01/10) La Commission Electorale Nationale Indépendante a rendu public les dossiers de candidatures à l’élection présidentielle. Sur huit candidats au Togo, un n’est pas dans des conditions régulières et son dossier risque d’être rejeté par la Cour Constitutionnelle qui attend que la CENI lui transfère les dossiers après étude du ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation.

 

 Le dossier de Kofi Yamgnane,  candidat indépendant à l’élection présidentielle du 28 février souffre d’un certain nombre d’incohérence et de lacunes. L’enfant de Bandjéli qui appelait hier les autres candidats à se joindre à la sienne risque de voir sa candidature rejetée par la Cour Constitutionnelle.  L’ancien maire français en est conscient et serait très inquiet sur la suite que lui réserve l’étude des dossiers.

C’est samedi dernier que la Commission Electorale Nationale Indépendante a rendu publique la liste des candidats à l’élection présidentielle. Brigitte Adjamagbo-Johnson de la CDPA, Agbéyomé Kodjo de l’OBUTS, Agboyibo Yawovi du CAR, Jean Pierre Fabre de l’UFC, Bassabi Kagbara du PDP,  Nicolas Lawson du PRR, Kofi Yamgnane, Faure Gnassingbé du RPT ont été retenus par la CENI.

Le ministère de l’Administration territoriale et de la décentralisation est chargé de vérifier l’authenticité des dossiers. Mais avant même que le dossier n’arrive chez Pascal Bodjona, des incohérences ont été enregistrées au niveau des dossiers de certains candidats.

Chez Kofi Yamgnane par exemple, il persiste une confusion  sur sa nationalité.

L’homme a proclamé qu’il est Français d’origine togolaise, mais son dossier prouve le contraire. Il est à ce jour Français d’origine Togolaise puisque avant d’obtenir sa nationalité togolaise en avril 2006, il était avant tout Français, cela veut dire que sa nationalité Française précède celle togolaise. IL risque donc d’être frappé par l’article 62 de la Constitution qui dispose que « nul ne peut être candidat aux fonctions de Président de la République s’il n’est exclusivement de Nationalité togolaise de naissance…. Et plus loin, ne réside sur le territoire national depuis douze mois… ». Or, de sources indiscrètes, le Togolais d’origine Française a commis des erreurs qui donnent la preuve d’une nationalité Française qui précède sa nationalité Togolaise. Et il est actuellement très inquiet.

 Ailleurs, selon la composition de son dossier et les enquêtes menées par notre rédaction, il continuait à voyager avec la nationalité française avec résidence en France jusqu’en novembre 2009, alors que le critère de résidence recommande un an de résidence effective au Togo avant de postuler à la candidature à la magistrature suprême.

Autant chez Kofi Yamgnane que chez d’autres candidats, la même incohérence subsiste.

Chez certains candidats, ce sont les diplômes d’Etat qui précèdent  l’acte de naissance qui est sensée être la toute première pièce d’identité. Et curieusement, ce sont les dates de naissance et les noms qui diffèrent les uns des autres.

Chez Bassabi Kagbara, c’est aussi la confusion. Il a été investi par un groupe de parti dénommé CODEP,  alors que l’attestation fournie à la CENI est faite au nom de son parti, le PDP. Autre incohérence qui risque également d’invalider sa candidature.

Dans tous les cas, seul le ministère de l’Administration territoriale qui pourra relever ces incohérences, en informer la CENI avant que le dossier ne soit transmis à la cour constitutionnelle pour validation.  Nous attendons donc que le dossier soit transmis au ministère de la décentralisation et à la Cour Constitutionnelle pour nous situer donc sur ces cas.

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