MINISTRES DEVANT LES DEPUTES/ LES A-COTES QUI FONT MARRER
Les nouveaux ministres du Gouvernement Houngbo II étaient devant l’assemblée vendredi dernier pour présenter la Déclaration de Politique Générale. Au-delà du sérieux qui devrait marquer cette cérémonie solennelle, le palais des congrès avait fait l’objet des scènes qui devraient faire marrer les invités à cette cérémonie.
Le décor, au niveau des ministres, le Premier Ministre devant comme accusé à la barre, derrière, les ministres assis en rangs d’oignons comme des ouailles, par ordre de grade, suivant le protocole. Les plus importants, à partir des Ministres d’Etat aux moins importants, aux ministres délégués.
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PITIE POUR HAÏTI PRIONS POUR HAÏTI
« Dieu soit loué je me porte bien. Je n'étais pas au bureau lorsque ça s'est passé. Mon bureau se trouve au 3eme étage du siège des nations unies qui compte 6 étages. Tout a été pulvérisé et beaucoup de personnes sont mortes parmi lesquelles le chef de la mission et son adjoint. Il y a aussi des amis africains qui sont morts.
Je n'ai jamais vu une catastrophe pareille. Il y a des morts partout. C'est effroyable mais on tient le coup. Depuis hier on a eu plus de 20 répliques du séisme IL Y AURA DES DIZAINES DE MILLEIRS DE MORTS ET DES ANNEES POUR RECONSTRUIRE LA VILLE.
Il y a des morts partout avec des maisons qui
se sont écroulées. Toute
la ville est détruite mais on craint encore de fortes secousses dans la
journée. Depuis hier nous sommes regroupés dans la base logistique de la
mission. Je ne sais pas si mon appart est encore debout. Je remercie
Dieu.Union de prière on garde le
contact… »ce
sont les premiers signes de vie d’un togolais,
Tiassou
Kossi Joachim, fonctionnaire de la mission des Nations Unies en Haïti.
A
le lire après nous être affolé, nous avons poussé un ouf de
soulagement.Il a été sauvé de justesse, par la
grâce de
Dieu. Union dans la Prière, a-t-il conclu son mail. Dieu est avec lui, il
n’est
pas mort, comme les 50 000 personnes que citent les sauveteurs des
Nations
Unies et la Croix Rouge.
Sur
place, l’atmosphère est lugubre, le climat effroyable marqué par des
scènes
pitoyables, au-delà du pitoyable. La faim à son paroxysme, les Haïtiens
bondissent sur les vivres comme des bêtes sauvages sur des proies. On se
dispute les sachets d’eau, les cartons de savons ou encore des balles de
vêtements. Les cadavres jonchent les rues à côté des gravats, résultat
d’un
séisme de magnitude 7 sur l’échelle de Richter, un que le monde n’a pas
connu
depuis plus d’un siècle. Et ce malheur, c’est à un pays comme le Haïti
qu’il
est arrivé.
Un
pays qui a déjà croupi sous les affres de glissement de terre, d’ouragan
meurtrier, et qui vit quotidiennement dans la misère, la faim, la
pauvreté
etses dérivés.
Mais
les habitants, du moins les rescapé ne désespèrent pas.
Tout
comme le prophète Job qui a vu tous ses biens dévasté en un clin d’œil,
les
rescapés du séisme continuent de louer Dieu
« Je prendrai la vie, comme tu me l’as appris,
un jour à la fois, doux
Jésus. C’est tout ce que je peux donner, tu m’as donné la foi pour changer
ma
vie ».
L’église Saint-Antoine de
Padoue, dans le cœur de
Port-au-Prince, n’a pas résisté au tremblement de terre : le joli
bâtiment
blanc s’est effondré sous la violence du séisme. Mais les fidèles se sont
retrouvés malgré tout dimanche matin 17 janvier et chantent en chœur leur
foi à
quelques dizaines de mètres de leur église, dans une rue qui lui fait
face. »
Témoignage
vivant… Sur des gravats, une table bancale couverte d’un drap blanc fait
office
d’autel au pied d’un arbre épais. Posé sur cet autel de fortune, à droite,
un
cierge à moitié consumé est frappé de l’année qui – bien que toute neuve –
est
déjà rentrée dans l’histoire, mais par la mauvaise porte : « 2010
».
Tout
autour de la table, plusieurs centaines de survivants sont réunis pour
écouter
les sermons et tenter de donner un sens au drame du mardi 12 janvier.
Ceux-là
ont eu de la chance : si quelques-uns sont blessés et portent des
pansements,
ce n’est rien comparé au sort des disparus et des nombreuses victimes
amputées.
Tous habitent désormais dehors, dans des abris improvisés. Remercier
Dieu,
«parce que nous sommes vivants»
«
C’est important d’être ici, même si je ne suis pas catholique,
explique
Domini, un jeune étudiant. Moi, je ne vais plus à l’église depuis des
années,
alors je ne connais pas les chants. Mais après ce qui s’est passé, je me
suis
dit qu’il fallait que je vienne. Même si je ne sais pas bien pourquoi…
»
L’endroit
n’a pas été choisi au hasard : l’autel de fortune fait face, en contrebas,
à un
véritable camp de réfugiés, où plusieurs centaines des Haïtiens tentent
de
surmonter, ensemble, l’épreuve. Les plus chanceux ont pu planter des
piquets et
tendre des toiles pour retrouver un semblant de toit. Sur le sol, des
vêtements, des serviettes. Alors que certains s’affairent, dos à la messe
improvisée, pour débrouiller un quotidien impossible, et que des gamins
jouent
malgré tout, d’autres reprennent les chants.
Puis
vient l’heure des sermons. Trois prêtres prennent la parole, pour des mots
aux
tonalités bien différentes. Pour le Père Joseph, l’important est de
«
remercier Dieu pour cette force qui nous anime après 5 jours d’épreuve,
après 5
jours d’enfer ». Il s’agit aussi de le « remercier, parce
que
nous sommes vivants ».
Pour
le Père Thalès, le séisme n’est pas seulement un séisme : c’est également
un
message. « Il y a quelques jours, cet événement nous a donné
beaucoup de
peine, beaucoup de douleur, commence-t-il. Mais le temps n’est pas
seulement
celui des pleurs, des larmes, des chants… Il est aussi celui de la
réflexion,
pour comprendre le message que le Bon Dieu a voulu nous faire passer à
travers
ce drame. Nous devons tous recevoir en bon chrétien cette épreuve.
»
Pour
beaucoup des Haïtiens, ce séisme est en effet une punition de Dieu, un
châtiment. « Ceci correspond aux croyances des gens ici, à leur
culture,
explique le Père Michel, un Français vivant à Haïti depuis 25 ans, dont
le
sermon a conclu la messe. Ils y voient une sanction pour un peuple qui a
mal
agi par rapport à ses convictions religieuses. Mais dans un sens général,
sans
préciser de quel mal il s’agit ».
Lui,
avoue ne pas partager cette conception
et préfère parler de solidarité. Ce dimanche, il a surtout évoqué «
la
force à puiser en Dieu pour relever ce défi, grâce à l’entraide et à la
solidarité ».
Depuis
le puissant tremblement de terre, les signes de la ferveur religieuse des
Haïtiens se sont multipliés. Dès le soir même, comme se souvient
Catherine, une
Française installée dans le quartier de Tabare : « C’était très
impressionnant : peu après la catastrophe, des gens se sont réunis,
spontanément, pour prier, pour chanter. J’étais chez moi, mais je pouvais
entendre dans tout le quartier des voix s’élever un peu partout. Une
ambiance
étonnante ».
Certaines
scènes témoignent de l’importance de la question religieuse. Comme quand
une
discussion animée éclate parmi deux badauds réunis pour observer le
travail de
sauveteurs s’efforçant de retrouver une personne coincée sous des
décombres. Le
débat est vif : « le séisme est-il une punition ? ». Pour
l’un
des deux hommes, c’est le signe clair de la colère divine, et le ciel
aurait
même changé de couleur, signe avant-coureur, comme un mauvais
présage…
Fransisco
a à peine 16 ans, mais il écoute avec intérêt, et acquiesce : « la
preuve, c’est que dans la même rue, certaines maisons sont tombées, alors
que
celles d’à-côté avaient tenu le coup, sans explication »,
lâche-t-il
doucement. Pour l’autre, au contraire, il ne s’agit que d’un événement
naturel,
sans implication religieuse. Pendant ce temps, les sauveteurs tentent de
sauver
une vie.
Ce
débat nourri évoque même le mystère de Dieu. C’est ce Dieu qui est bon et
qui
aime bien ses enfants, c’est ce Dieu qui a châtié ses enfants de
Sodome
et de Gomorrhe. Ces enfants qui développaient toutes les formes
d’insanités et
d’attitudes malveillantes.
C’est
ce Dieu qui bénit ert c’est encore lui qui puni.
C’est
un mystère que nous ne pouvons comprendre que dans la solidarité dans la
Prière
avec le peuple Haïtien.
FRANCE/ MONDIAL : LASSANA KOUYATE NE JOUERA PAS LA COUPE DU MONDE Le milieu de terrain de l'équipe de France a dû déclarer forfait pour la Coupe du monde. Il souffre d'"anémie falciforme". Une maladie sanguine héréditaire.
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CHRONIQUE
TOGO, VERITABLE ETAT POLICIER! Décidément le problème du principal parti de l'opposition, UFC remet en cause les tous petits acquis de la démocratie au Togo. Le droit à manifester et surtout la liberté de presse. Après le ministre de l'UFC AGO qui a confondu son militantisme avec ses prérogatives de ministre de la République en menaçant les journalistes de sanction si ceux-ci hasardaient à relayer toute information relative au congrès de l'UFC tendance Jean-Pierre FABRE. C'est le tour d'un officier français de fouler au pied un principe général de notre Constitution chèrement acquis par le combat de l'ensemble des journalistes du Togo. Dans les deux chroniques précédentes nous relevions que la démocratie est en danger parce que des gens sont en train de profiter du conflit ouvert à l'UFC pour faire sauter les verrous qui entourent les maigres acquis de la jeune et balbutiante démocratie que d'aucuns qualifient de démocratie à la togolaise.
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INTERVIEW EXCLUSIVE DU PM GILBERT HOUNGBO / « NOUS NEGOCIONS UNE LIGNE DE CREDIT DE 95 MILLIONS DE DOLLARS...»
Le Premier Ministre Gilbert Houngbo 03 Juin dernier, l’invité d’honneur au conclave sous régional sur le projet de partenariat Inde Afrique qui s’est tenu à Accra dans la capitale ghanéenne. C’était un rendez-vous d’affaires et d’échanges entre les opérateurs économiques togolais qui ont accompagné le Premier ministre et les hommes d’affaires indiens représentant la Confédération des Industries Indienne (CII) et la banque indienne d’Import Export Exim Bank. Les autorités indiennes ont lors de l’ouverture du conclave planté le décor de la rencontre qui consiste à définir le cadre d’un partenariat gagnant Inde-Afrique dans le but de l’amélioration des activités socio économiques. La ministre Ghanéenne du Commerce Mme Hanna TETTEH a relevé l’importance de ce partenariat sud-sud qui permettra à l’un et à l’autre partenaire de bénéficier de l’expérience. Infrastructure, eau, énergie, agroalimentaire, engins lourds, télécommunication, automobile, santé, pharmacie, recherches scientifiques, etc., sont des secteurs appelés à alimenter ce partenariat.
Le Premier Ministre togolais, a souhaité que ce partenariat se pérennise entre l’Inde et la sous région Ouest africaine pour permettre aux populations d’en tirer profit. Et pour ce faire, il faudra travailler sur certains leviers, notamment le renforcement des capacités des deux pays au niveau institutionnel, social et individuel, l’approche participative dans la mise en œuvre des termes du partenariat, la célérité dans l’exécution des projets et la prise en compte des méga projets qui peinent souvent à se faire financer dans la plupart des pays.
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