Les deux prochaines Coupes d’Afrique des Nations
de football se dérouleront sans le Togo, si jusque là, la sanction infligée
par la CAF au Togo reste maintenue.
Samedi dernier, le monde entier a accueilli la
nouvelle de la suspension pour quatre ans du Togo de la CAN avec indignation et
déconcentration. Le motif évoqué n’est pas sans contestation. L’ingérence
des autorités politiques dans le football. Ce prétexte vient répondre à la
demande, par le Premier ministre togolais, Gilbert Houngbo de rapatrier les
Eperviers du Togo qui venaient de se faire attaquer par des rebelles
cabindais à leur entrée sur le territoire angolais.
Le bilan de cette fusillade est lourd pour le
Togo ; deux morts, l’entraîneur adjoint, Abalo Amélété et le confrère
Stan Ocloo. D’autres s’en sont sortis avec de blessures plus ou moins
graves, notamment le gardien de but Dodo Obilalé qui reste encore sous les
soins intensifs en Afrique du Sud.
La nouvelle de l’attaque contre les Eperviers du
Togo a provoqué la condamnation générale. Au moment où les autorités togolaises
comptaient les victimes de l’attaque, une sortie malencontreuse, celle de
la CAF sous
la houlette de Chargé à la Communication est venue mettre de
« l’huile sur le feu ».
L’employé de Issa Hayatou est venu comme pour accuser le Togo
d’avoir emprunter la voie terrestre au lieu de passer par les airs. Une
décision qui n’est accompagnée d’aucun message de condoléance, ni de
compassion des autorités de la
CAF à l’endroit du Togo. La décision logique dans cette
situation pour tout Etat qui a de la considération pour la vie de son
peuple était de demander le retour pur et simple des joueurs qui ne
pouvaient jouer dans une atmosphère aussi viciée.
Cette décision, elle a été prise par le pouvoir
togolais, malgré l’obstination de certains membres de la CAF à faire jouer
coûte que coûte le Togo.
C’est dans la foulée de ces anomalies que le
Président de la CAF, Issa HAYATOU a pris acte de la décision du Togo et a
déclaré que le Togo ne sera pas sanctionné. Mais curieusement, c’est une
attitude de méchanceté sans pitié que la CAF inflige au Togo.
Désapprobation unanime de la
décision.
Le monde entier a manifesté sa désapprobation et
son indignation à la décision de la CAF. Les autorités togolaises ont
d’abord manifesté leur protestation contre cette décision et ont décidé de
faire appel pour débouter le Président de la CAF dans sa fougue
incompréhensible de nuire au football togolais.
Du porte-parole du Gouvernement togolais au
ministre des sports en passant par le capitaine des Eperviers, c’est la
colère. Tous semblent unanimes à saisir le Tribunal Arbitral des Sports
(TAS) pour se voir réparer devant cette décision inique de la CAF. Le gouvernement
du Botswana a tenu à faire une mise au point en demandant aux Etats
Africains membres de la
CAF de se mobiliser pour faire échec à cette plaisanterie
de mauvais goût qu’entretien
Issa Hayatou contre les Eperviers du Togo. En Europe, la position est la
même. Cette décision n’est pas juste et n’est pas du tout excusable.
Aujourd’hui donc, il est donc question pour le gouvernement togolais de
mettre tout en œuvre pour aboutir au retrait de cette décision de
la
CAF.
Le Gal Séyi Mémène, épicentre
de la polémique
Le bras de fer qui oppose la
Confédération Africaine de Football au Togo est une
véritable polémique au centre de laquelle se trouve un homme du nom de Séyi
Mémène. De nationalité togolaise, le général est vice président de
la CAF, donc
le numéro 2 de la
confédération Africaine de fooball. En plus de ses deux étiquettes, il a
été choisi récemment comme le président par intérim de la Fédération
Togolaise de Football. Une fédération marquée par une
série de crises qui a abouti à
l’organisation d’un congrès sanctionné, par un vote de confiance qui a
retiré la légitimité à l’équipe de Rock Gnassingbé. La CAF qui avait présidé le
congrès n’a point désigné les membres d’un nouveau bureau. Ce n’est
qu’après, dans la surprise générale que le Gal Séyi Mémène a été nommé par la CAF au grand dam des
autorités togolaises qui attendaient de se faire du moins consulter avant
toute décision. Naturellement, cette décision n’a pas plu aux autorités
togolaises qui ont dû manifester une certaine froideur face à la nouvelle
équipe transitoire du football togolais. La passation de service devrait
s’effectuer avant même que les
Eperviers ne s’envolent pour la CAN. Mais curieusement, Séyi Mémène, entretenant
des relations tumultueuses avec Rock Balakyem Gnassingbé a dû proposer son
secrétaire Général pour effectuer cette passation. Naturellement Rock s’est
opposé à cette humiliation, ce qui a laissé l’équipe de Séyi Mémène dans
une demi légitimité. Les autorités togolaises ne se sont pas non plus
précipitées pour organiser
officiellement cette entrée en fonction du nouveau bureau. Une pilule amère que Issa Hayatou n’a
point digéré et qui l’oblige à tenir des propos qui frisent la revanche et
la vengeance.
Dans ce feuilleton, c’est le silence de Séyi
Mémène, le Togolais de la
CAF qui est à déplorer. Epicentre de la polémique, le
Général n’a jamais saisi l’occasion de se prononcer du moins pour apprécier
la situation des Togolais affectés par l’attaque contre les Eperviers.
Beaucoup ont trouvé ce mutisme coupable et même suspect. Des supputations
ne manquent pas pour justifier ce retrait stratégique de l’ancien ministre
togolais. Il est le vice président de la CAF et comme la CAF est un Royaume, il
attend pieusement la chute du Roi, Issa Hayatou pour se positionner dans
cette machine maffieuse. Et pour ce faire, il a l’obligation d’obéir et de
rester fidèle.
C’est pourquoi, au lieu de prononcer une seule
phrase en faveur du Togo qui puisse compromettre sa carrière à
la CAF,
il préfère entretenir un
silence coupable et complice, susceptible de protéger son mentor.
C’est donc le lieu de dénoncer la gestion
hasardeuse et villageoise faite à la CAF de Issa Hayatou, au pouvoir depuis
25 ans résolus. Une longévité qui lui permet de commettre toutes les
bavures pour atteindre ses objectifs.
Vivement que l’appel des autorités Botswanaises
soit suivi par les Etats Africains pour réussir une vraie révolution au
sein de la
CAF et sortir l’association africaine des mains des
personnalités indignes,
inhumaines et sans scrupule de la nature de Issa
Hayatou.
Le Général Séyi Mémène a le devoir de donner sa
position sur la question, étant au centre de cette
polémique.
Quant aux autorités togolaises, elles sont déjà
sur la bonne voie, celle juridique qui permettra au monde entier de
découvrir les manœuvres sordides d’une confédération Africaine de football
aux abois, sous la
Direction d’un homme indéboulonnable, Issa
Hayatou.