C’était en présence des certains ambassadeurs
notamment celui de l’Allemagne Alexander BECKMANN, celle des Etats-Unis,
Patricia HAWKINS que la Mission d’Observation
Sécuritaire de la
CEDEAO a été présentée aux autorités togolaises
représentée par le président de la CENI, Issifou Taffa TABIOU, le ministre de la
sécurité et de la protection civile, le Colonel Atcha TITIKPINA et le Chef
d’Etat Major des Forces Armées Togolaises, le Général Essofa
Ayéva.
Cette mission forte de 146 observateurs
militaires est composée de deux contingents. Le premier, avec un effectif
de 80 hommes sera déployé ce 21 février. Le deuxième est attendu pour le 26
Février.
La mission est placée sous le commandement du
Colonel Siaka SANGARE, délégué général aux élections du
Mali.
Celui-ci a précisé au cours de son allocution de
circonstance le mandat de cette mission : « La mission
d’observation sécuritaire 2010 a pour mandat l’observation du
processus électoral au plan sécuritaire et si besoin en était l’alerte des
autorités de la
CEDEAO et du Togo sur tous les indices et les risques de
violence identifiés ainsi que l’assistance aux autres missions
d’observation. » a-t-il
avoué.
La mission a été présentée par le Colonel Kodjo
LOUGUE, Chef d’Etat Major de l’armée de terre du Burkina Faso. Cette
présentation a couvert quatre
aspects à savoir le cadre juridique, le mandat, le code de conduite des
observateurs et le plan du déploiement.
.Concernant le cadre juridique, M. Lougue a
déclaré que la
Mission d’ Observation Sécuritaire tient sa légitimité des documents
tels que le protocole
additionnel portant sur la démocratie et la bonne gouvernance, le protocole
sur le mécanisme de prévention et de gestion des conflits, du maintien de
la paix et de la sécurité de la CEDEAO, la Constitution de la
4ème République du Togo et ses modifications, de l’Accord
Politique Global du 20 Août
2006 surtout en ses articles 1, 2 et 8, du code électoral et ses
modifications.
Le mandat de la mission d’observation
sécuritaire s’articule autour de 4 points à savoir
prévenir des troubles et des violences, le suivi
de toutes les opérations électorales , le suivi des opérations de maintien
de la paix des forces de l’ordre, la surveillance des principales garnisons
et des mouvements de troupes sur l’ensemble du territoire et surtout dans
les zones sensibles ou à risques
et enfin porter assistance et secours en cas
de nécessité à tous les autres observateurs déployés sur le
territoire.
Par ailleurs ces observateurs sécuritaires de la CEDEAO sont assujettis au code de
conduite articulé en 10 points qui leur demande entre autres de respecter la souveraineté des lois
et règlements en vigueur au Togo, s’abstenir de toute action pouvant
comprendre le système électoral ou porter préjudice à l’administration de
l’élection, exercer la plus grande discrétion par rapport à l’information
confidentielle et les questions officielles dont la divulgation pourrait
mettre des vies en danger ou ternir l’image de la CEDEAO, les
observateurs sont tenus également de témoigner des plus hautes qualités
d’intégrité et d’impartialité en soldat profession attentifs à ses devoirs,
s’abstenir de toutes communications non autorités par la hiérarchie avec les médias, exercer la mission avec la plus grande
neutralité.
Le plan de déploiement couvre les 5 régions administratives du
Togo ainsi que les zones à risque situées dans les villes garnissons des
forces armées du Togo.
Dix
observateurs seront déployés dans la région
des savanes notamment à Tandjoaré, Mandouri, Dapaong
et Mango.
Dans la région de la
Kara , ce sont les chefs-lieux de préfecture comme Guérim Kouka,
Pagouda , Bafilo, Niamtougou
et Kara qui vont accueillir 14 Obdservateurs.
Dix
observateurs seront affectés à la région Centrale, 18 pour la région des plateaux et 28 pour la région maritime qui se baseront dans les villes
de Tabligbo, Aného, Vogan, Kévé Tsévié et Lomé.
Des coordonnateurs seront affectés à chaque région.
L’Etat
major général de cette
mission d’Observation de
la CEDEAO
est basée à Lomé à l’hôtel Palm BEACH.
Ces observateurs proviennent des pays tels que le Bénin, le Burkina-Faso, le
Cap-Vert, le Ghana,
la Gambie
, la
Guinée-Bissau, le Guinée, le Libéria , le Mali, le Nigéria
, le la Sierra
Léone et
le
Sénégal.