Accueil
Politique
Economie
Santé
Culture
Education
Sports
Afrique
Nos Partenaires
Contacts
  EDITORIAL
MINISTRES DEVANT LES DEPUTES/ LES A-COTES QUI FONT MARRER
Les nouveaux ministres du Gouvernement Houngbo II étaient devant l’assemblée vendredi dernier pour présenter la Déclaration de Politique Générale. Au-delà du sérieux qui devrait marquer cette cérémonie solennelle, le palais des congrès avait fait l’objet des scènes qui devraient faire marrer les invités à cette cérémonie. Le décor, au niveau des ministres, le Premier Ministre devant comme accusé à la barre, derrière, les ministres assis en rangs d’oignons comme des ouailles, par ordre de grade, suivant le protocole. Les plus importants, à partir des Ministres d’Etat aux moins importants, aux ministres délégués.   Lire...
 
  

CREPUSCULE D’UN RAPACE POLITIQUE : ME AGBOYIBO, LA DESCENTE AUX ENFERS ET LE DESTIN D’EDEM KODJO
(ACP-Inter/09/03/10) Le scrutin présidentiel tant attendu a finalement eu lieu le 04 Mars dernier. Quarante –huit après les résultats provisoires ont été donnés par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI). Ce verdict était amer pour l’ensemble des partis politiques de l’opposition dont le CAR. Mais la particularité pour ce parti est la régression exponentielle dans le score réalisé passant de 5% de l’électorat lors des législatives de 2007 à moins de 3% lors des présidentielles. Un piètre score que beaucoup d’observateurs imputent au leader du parti, Me Yawovi AGBOYIBO.

 

Les responsables du Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) s’attendaient à un miracle. Mais ils ont été désagréablement surpris par les résultats du scrutin présidentiel. Pour les observateurs avertis de la scène politique togolaise, ce score était prévisible. « On ne récolte que ce que l’on a semé », disent certains. Me Agboyibo pouvait accepter depuis le début de l’année 2009 où il avait commencé les négociations avec Gilchirst OLYMPIO que la candidature unique de l’opposition provienne de l’Union des Forces de Changement (UFC) principal parti d’opposition. Mais il ne s’inscrivait pas dans cette logique. Pire, il inventa une formule magique, « le retour de l’ascenseur » que beaucoup de Togolais n’arrivent pas à comprendre. Et lorsqu’on interroge l’auteur de cette formule, il l’explique par le fait qu’en 2005, il avait soutenu la candidature de l’UFC et qu’en 2010, lorsqu’il s’agit de dégager un candidat unique au sein de l’opposition, l’UFC à son tour devrait le soutenir pour cette intention.

 

Une interprétation qui ne reçoit pas du tout l’assentiment des Togolais qui estiment à tout ou raison que Me Agboyibo ne joue pas un franc jeu. On lui reproche sa duplicité ; en 2005 beaucoup de Togolais estimaient quoiqu’il soutenait le candidat unique de l’opposition Emmanuel Bob Akitani de l’UFC, il était discrètement en connivence avec le RPT et encourageait même Faure Gnassingbé de ne pas laisser le pouvoir au candidat de l’opposition. Ce double jeu auquel il se prêtait était connu du public qui l’avait à l’œil.

 

A l’issue de l’Accord Politique Global (APG), le facilitateur Blaise Compaoré optait pour que la primature revienne à un membre de l’UFC. En complicité avec le feu Président Omar BONGO du Gabon, il réussit à convaincre Faure Gnassingbé qui le nomma premier ministre en 2006. Arrivé à la Primature, Me Agboyibo semblait mettre entre parenthèses les fonctions régaliennes d’un gouvernement. La population avait l’espoir qui changerait le vécu quotidien. Rien de cela n’était fait. Le premier ministre issu de l’opposition traditionnelle après 16 ans de lutte et qui la population avait beaucoup d’espoir ne faisait que décevoir. Il ne cessait de chanter à qui voulait l’entendre qu’il dirigeait un gouvernement de mission laquelle consistait  à organiser les législatives.

 

En claire les problèmes socio-économiques étaient relégués au second plan.

En Mai 2007, en réponse à un mouvement d’humeur des enseignants du secondaire qui réclamaient l’augmentation des primes de correction du BAC I, le premier vice-président du CAR, Me Gahoun EGBOR, ministre de la communication et de la formation civique, porte parole du gouvernement a déclaré aux grévistes qu’ils « manquaient de civisme ». Ces propos avaient provoqué un véritable tollé au sein du corps enseignant. La quotte de popularité du CAR diminuait à petits coups.

 

La population déçue de la façon dont Me AGBOYIBO gérait les affaires courantes du pays. Comme il fallait s’y attendre aux élections législatives de 2007, c’était un véritable laminage. Le CAR s’en est sorti avec quatre députés contrairement à trente six obtenus en 1994. Cette déroute avait amené le leader du CAR à organiser des réformes au sein du parti. En Octobre 2008, le parti a organisé son conseil national où les instances du parti étaient renouvelées. Me Agboyibo céda son titre de président national à Me APEVON Dodji pour devenir dorénavant président d’honneur. Beaucoup croyaient qu’il allait s’effacer et laisser la nouvelle équipe dirigeante prendre la relève. Mais c’est compter sans connaître les désirs réels de l’ancien premier ministre. Son hégémonie continue de régner sur le parti. Les changements de personnalités opérés n’étaient que de façade sinon comment peut-on comprendre que le président national du parti ne puisse pas accorder une interview sans l’aval du président d’honneur.

 

De plus Me Agboyibo avait surpris plus d’un Togolais en Mai 2009 d’un communiqué qu’il avait signé en tant que candidat du parti à l’élection présidentielle. Preuve qu’il n’était pas prêt à laisser le parti à la nouvelle équipe, plus dynamique.

Tout au long de l’année 2009 les consultations le CAR et l’UFC en vue de dégager un candidats unique de l’opposition étaient une peine perdue, le CAR brandissant sa formule de « retour de l’ascenseur » malgré son impopularité.

 

En 2010, d’autres politiques de l’opposition notamment la Convention Démocratique des Peuples Africains (CDPA), l’OBUTS (Organisation pour Bâtir dans l’Union un Togo Solidaire), le PDP (Parti Démocratique Panafricain) se sont mêlés à la course. Les tractations tous azimuts en vue de dégager une candidature unique étaient vaines. C’est ainsi que les candidats de l’opposition se sont présentés à l’élection présidentielle en rangs dispersés. Le score que certains candidats ont réalisé n’est pas surprenant. Mais ce qui étonne le plus est celui de Me Agboyibo : 2,96% de l’électorat. Un score qui révèle que le CAR est en perte de vitesse. Même dans son fief traditionnel qui est la préfecture de Yoto, le RPT est en train de lui ravir les voix (16 000 contre 15 000 voix pour le RPT) selon les chiffres publiés par la CENI.

A l’allure où vont les choses, Me Agboyibo partage le destin de M. Edem Kodjo, qu’il a toujours accusé d’être un leader sans scrupules qui a toujours roulé pour le RPT et contre le peuple togolais. Les faits démontrent aujourd’hui que la situation du Bélier noir n’a plus rien à envier à celle de l’ancien Secrétaire Général de l’OUA, et son parti, dans  sa descente aux enfers actuel n’a rien à reprocher à la CPP d’Edem Kodjo. Même pipe, même tabac. Me Agboyibo ferait mieux  de donner raison à Edem Kodjo qui a commencé plutôt ce que le bélier noir a découvert plus tard.

 

Jean-Baptiste ATTISSO

acp-id express
 
  Envoyer cet article à un ami
Votre nom :
votre Email :
Email du destinataire:
je désire recevoir les nouveautés sur acpinter.net
   

 

Dernières Minutes
  INFO SPORT
FRANCE/ MONDIAL : LASSANA KOUYATE NE JOUERA PAS LA COUPE DU MONDE
Le milieu de terrain de l'équipe de France a dû déclarer forfait pour la Coupe du monde. Il souffre d'"anémie falciforme". Une maladie sanguine héréditaire.  Lire...
 CHRONIQUE
TOGO, VERITABLE ETAT POLICIER!
Décidément le problème du principal parti de l'opposition, UFC remet en cause les tous petits acquis de la démocratie au Togo. Le droit à manifester et surtout la liberté de presse. Après le ministre de l'UFC AGO qui a confondu son militantisme avec ses prérogatives de ministre de la République en menaçant les journalistes de sanction si ceux-ci hasardaient à relayer toute information relative au congrès de l'UFC tendance Jean-Pierre FABRE. C'est le tour d'un officier français de fouler au pied un principe général de notre Constitution chèrement acquis par le combat de l'ensemble des journalistes du Togo. Dans les deux chroniques précédentes nous relevions que la démocratie est en danger parce que des gens sont en train de profiter du conflit ouvert à l'UFC pour faire sauter les verrous qui entourent les maigres acquis de la jeune et balbutiante démocratie que d'aucuns qualifient de démocratie à la togolaise.   Lire...
  DEPECHES
  •   LES DEPUTES ADOPTENT LA LOI ORGANIQUE DE LA HAAC PROPOSEE PAR LES 4 POUVOIRS

  •   LUTTE CONTRE LE TABAGISME/ L’ASSOCIATION « REJAT » PORTEE SUR LES FONTS BAPTISMAUX.

  •   RENTREE PARLEMENTAIRE/ DOSSIER KPATCHA ET LOI DES FINANCES 2010 ANNONCES

  •   INSECURITE GRANDISSANTE A LOME/ 70 MILLIONS EMPORTES DANS UN BRAQUAGE A MAINS ARMEES

  •   DANGER DANS LES RANGS DES DéFENSEURS DES DROITS DE L’HOMME / LE CACIT VICTIME D’UN CAMBRIOLAGE.

  •   DANGER DANS LES RANGS DES DéFENSEURS DES DROITS DE L’HOMME / LE CACIT VICTIME D’UN CAMBRIOLAGE.

  •   TOGO / CONGRES DE LA CDPA LE 19 SEPTEMBRE PROCHAIN

  •   LES NOTAIRES DU TOGO EN JOURNéE PORTES OUVERTES à LOMé CE SAMEDI

  •   COMMISSION VJR/ LES ORGANISATIONS DE LA SOCIETE CIVILE ET LES MEDIAS METTENT LA MAIN A LA PATE.

  •   NIGER/ GREVE DE LA PRESSE INDEPENDANTE

  •   INTERVIEWS
    INTERVIEW EXCLUSIVE DU PM GILBERT HOUNGBO / « NOUS NEGOCIONS UNE LIGNE DE CREDIT DE 95 MILLIONS DE DOLLARS...»
    Le Premier Ministre Gilbert Houngbo 03 Juin dernier, l’invité d’honneur au conclave sous régional sur le projet de partenariat Inde Afrique qui s’est tenu à Accra dans la capitale ghanéenne. C’était un rendez-vous d’affaires et d’échanges entre les opérateurs économiques togolais qui ont accompagné le Premier ministre et les hommes d’affaires indiens représentant la Confédération des Industries Indienne (CII) et la banque indienne d’Import Export Exim Bank. Les autorités indiennes ont lors de l’ouverture du conclave planté le décor de la rencontre qui consiste à définir le cadre d’un partenariat gagnant Inde-Afrique dans le but de l’amélioration des activités socio économiques. La ministre Ghanéenne du Commerce Mme Hanna TETTEH a relevé l’importance de ce partenariat sud-sud qui permettra à l’un et à l’autre partenaire de bénéficier de l’expérience. Infrastructure, eau, énergie, agroalimentaire, engins lourds, télécommunication, automobile, santé, pharmacie, recherches scientifiques, etc., sont des secteurs appelés à alimenter ce partenariat. Le Premier Ministre togolais, a souhaité que ce partenariat se pérennise entre l’Inde et la sous région Ouest africaine pour permettre aux populations d’en tirer profit. Et pour ce faire, il faudra travailler sur certains leviers, notamment le renforcement des capacités des deux pays au niveau institutionnel, social et individuel, l’approche participative dans la mise en œuvre des termes du partenariat, la célérité dans l’exécution des projets et la prise en compte des méga projets qui peinent souvent à se faire financer dans la plupart des pays.    Lire...
     VIDEOS & SONS