Les responsables du Front
Républicain pour l’Alternance et le Changement (FRAC) sont résolument
engagés à aller au bout de leur revendication. Depuis plus d’un mois, ils
ont commencé à mettre les bouchées doubles. La mobilisation nationale est
suivie de celle de la diaspora. Avant le déplacement de Jean-Pierre FABRE
sur Paris, Kofi Yamgnane, porte parole du FRAC, Me Isabelle Améganvi et
Eric Dupuy respectivement Vice Présidente et Secrétaire national à la
communication de l’UFC puis Me François Boko, responsable du FRAC en Europe
lui ont balisé le chemin.
Le 22 Mai dernier, à l’initiative
du Comité de soutien « Jean-Pierre FABRE-FRAC » présidé par Eric
Amouzougah, une conférence-débat s’est tenue à l’hôtel Concorde Lafayette à
Paris. Au cours de cette conférence, Monsieur Amouzougah a rappelé
l’investissement sans précédent de la diaspora togolaise à travers des
actions multiformes d’appui en direction des forces démocratiques. Il a
réitéré son soutien au FRAC pour qu’il continue son travail de mobilisation
et de revendication.
Pour sa part, Me François Boko, a
au cours de cette conférence, salué la mobilisation et la détermination du
peuple togolais dans la permanence de ses votes en faveur de l’alternance
et du changement. Pour lui, il n’y a pas d’autres alternatives que
d’étendre et d’amplifier sur le terrain la contestation afin de récupérer
la victoire de Jean-Pierre Fabre. Il a ajouté que l’émergence du FRAC sur
la scène politique togolaise constitue la nouveauté majeure et
incontournable pour l’avenir du Togo.
La visite de Jean-Pierre FABRE à
Paris
A la conférence débat du 22 Mai,
étaient présents plus de 400 participants résolus à apporter leur soutien
au vaste mouvement de protestation qui se déroule au Togo sous l’égide du
FRAC. Mais une présence était remarquée, celle de Camille Lawson, président
de Synergie-Togo, une association de la société civile. Celui-ci a rappelé
qu’en 2009, son association a organisé trois grandes conférences sur la
trilogie : « Mieux voter, bien compter et vrai restituer »
afin de sensibiliser les acteurs de la vie politique togolaise aux
conditions à réussir pour parvenir à des élections véritablement
démocratique, justes et transparentes.
Synergie-Togo estime que les
élections du 04 Mars se sont déroulées dans un cadre vicié tout au long du
processus. Dès lors, elle appelle les forces démocratiques à poursuivre la
lutte en apportant leur appui au FRAC.
Synergie-Togo veut aller plus
loin en emballant les autorités françaises à la lutte démocratique en cours
au Togo. Le responsable de cette association et un autre de l’Association
Source Espérance (ASE) basée elle aussi en France sont entrés en
négociation avec les proches de Nicolas Sarkozy, président français.
Objectif, permettre une rencontre entre ce dernier et Sarkozy. Une rencontre de haut
niveau était attendue depuis longtemps par Jean-Pierre FABRE. Les
négociations des responsables de Synergie-Togo et de l’Association Source
Espérance ont suffisamment avancé et ils ont fait appel à Jean-Pierre
FABRE.
La visite a été effectuée la semaine dernière par
le candidat de l’UFC soutenu par le FRAC.
A son arrivée à Paris, il a
rencontré les deux responsables de ces associations qui l’ont présenté à un
employé au bureau Afrique à l’Elysée. C’était lui qui devrait servir
d’intermédiaire pour atteindre Sarkozy. Jean-Pierre Fabre était un peu
surpris. Et pour cause, il connaissait déjà le monsieur en question.
Il a déjà rencontré à deux
reprises cet employé aux fins de faciliter la rencontre avec Sarkozy ce qui
n’a pu être possible.
Jean-Pierre a poursuivi ses
consultations en rencontrant la diaspora et certains responsables surtout
les hommes politiques français pour les éclairer davantage sur la situation
politique togolaise.
De retour de son voyage jeudi
dernier, il a été accueilli en grande pompe par les militants de l’aéroport
à son domicile à Kodjoviakopé. Puis samedi 12 juin il a répondu au
rendez-vous hebdomadaire de la mobilisation de la foule à la plage. Des
dizaines de milliers de militants étaient à ce meeting où Jean-Pierre a fait
justement le point de sa tournée européenne. Il était très ravi de ce
voyage et a rassuré les militants que la victoire est proche :
« La victoire n’est plus qu’une question de semaines ou de
mois », a-t-il avoué.
Une leçon de cette visite.
Vouloir rencontrer les hommes politiques français surtout le chef de
l’Etat, est une bonne chose. Mais demander la caution de l’Elysée pour
accéder au pouvoir est une façon d’avoir les mains liées, ont susurré des
manifestants. Selon eux, ce faisant, à son arrivée au pouvoir, Jean-Pierre
n’aura plus la liberté de mener son pouvoir en toute autonomie mais plutôt subira de gré ou de force de
diktat de la France. La manifestation a
également permis aux militants d’avoir le compte rendu de la tournée
d’explication à l’intérieur du pays et d’être informés sur la probable
convention de l’Union des Forces de Changement.