Accueil
Politique
Economie
Santé
Culture
Education
Sports
Afrique
Nos Partenaires
Contacts
  EDITORIAL
MINISTRES DEVANT LES DEPUTES/ LES A-COTES QUI FONT MARRER
Les nouveaux ministres du Gouvernement Houngbo II étaient devant l’assemblée vendredi dernier pour présenter la Déclaration de Politique Générale. Au-delà du sérieux qui devrait marquer cette cérémonie solennelle, le palais des congrès avait fait l’objet des scènes qui devraient faire marrer les invités à cette cérémonie. Le décor, au niveau des ministres, le Premier Ministre devant comme accusé à la barre, derrière, les ministres assis en rangs d’oignons comme des ouailles, par ordre de grade, suivant le protocole. Les plus importants, à partir des Ministres d’Etat aux moins importants, aux ministres délégués.   Lire...
 
  

DE LA DERAISON VOLONTAIRE A LA DERIVE SUICIDAIRE / VOICI DE A A Z COMMENT GILCHRIST A EXECUTE LE COMPLOT CONTRE L’UFC
Après une lutte sans merci pour déstabiliser le régime militaire au pouvoir depuis 1967, le leader de l’Union des Forces de Changement (UFC), Gilchrist Olympio a fini par signer un accord historique avec le Rassemblement du Peuple Togolais (RPT). Cet accord ou mieux ce mariage entre les deux partis sonne le glas à plus de 40 ans de tiraillement où Gilchrist Olympio et feu Eyadema Gnassingbé se sont regardés en chiens de faïence. Il est la résultante d’un certain nombre de circonstances.

« Dans ma déclaration du 27 Avril 2010 à l’occasion du 50è anniversaire de la proclamation de l’indépendance du Togo, j’invitais tous les acteurs politiques à un courage et à un dépassement de soi pour relever les défis de développement économique de notre pays. Passant de la parole à l’acte, j’ai signé aujourd’hui, 26 mai 2010, au nom de l’UFC, un accord politique pour une participation à un gouvernement de redressement national, dans un esprit de partage du pouvoir avec le Rassemblement du Peuple Togolais (RPT)… »

Voilà les mots qui ont scellé l’alliance entre Gilchrist Olympio et Faure Gnassingbé. Cet accord qui est intervenu 5 ans après que Faure Gnassingbé accède au pouvoir à l’issue de la mort de son père et réélu dans des conditions peu orthodoxes mérite un décryptage méticuleux.

 

Un accord qui a des racines lointaines

 

Depuis l’assassinat de Sylvanus Olympio le 13 janvier 1963, ses fils en l’occurrence Gilchrist sont animés d’un esprit de vengeance. Mais à cette époque, il avait à peine 27 ans donc relativement jeune pour pouvoir engager une lutte armée contre le régime au pouvoir.

Il avait pris tout son temps à préparer une revanche. Depuis Londres où il vivait, des actions de destabilisations étaient menées contre le régime militaire qui sévissait au Togo. Des coups ont été déjoués par les services de renseignements du feu président Eyadema. En témoigne les attaques du 23 septembre 1986, du 03 décembre1994 contre la primature, la mutinerie de Janvier 1993 qui a coûté la vie au Général Améyi… D’autres actions de perturbations du régime intentées se sont soldées par un fiasco.

Dans les années 90 avec le vent de la démocratie qui a soufflé, on assista au pluralisme politique avec la signature de la charte des partis politiques en 1991. Après la dissolution du Front d’Action  pour le Renouveau (FAR) et le Collectif de l’Opposition Démocratique (COD II) des partis comme le CAR et l’UFC ont été créés.

Gilchrist Olympio voulait coûte que coûte renverser le régime RPT. Mais le Togo étant une ex-colonie française, il lui fallait l’onction de la métropole. C ‘est ainsi qu’il quitta Londres pour s’installer à Paris afin que les négociations soient plus rapides et sincères. Il a compris que la lutte armée n’était pas payante à rencontrer de façon formelle et informelle les autorités françaises. Au même moment, les négociations ont lieu avec Eyadema. Gilchrist a toujours désiré des rencontres à deux entre lui et Eyadema pour trouver des mesures appropriées à la crise profonde qui se secoue le pays. Ces rencontres n’ont jamais pu avoir lieu jusqu’à la mort de Eyadema en 2005. Les autorités françaises soufflant elles aussi le chaud et le froid. Elles ne faisaient pas confiance aux promesses de Gilchrist. La  toile de fond de cette lutte quarantenaire était non seulement l’accession au pouvoir mais aussi la récupération de la fortune de feu Sylvanus bloquée dans les banques suisses et dont le déblocage est conditionné à la signature du président en exercice au Togo.

 

La Communauté Sant’Egidio a posé les jalons

 

Comme les négociations au niveau des politiques traînent les pas, les religieux ont été mis à contribution. La Communauté Sant’Egidio a provoqué des rencontres des membres des deux parties en conflits, la mouvance et l’opposition. L’Eglise catholique et même la haute hiérarchie ont toujours appelé les uns et les autres à la retenue.

Le décès du président Eyadema a été un élément catalyseur de cet accord du 26 Mai dernier.

A la suite de ce décès la transition était confiée à Faure par les militaires puis à Abass Bonfoh pour assumer l’intérim et rétablir l’ordre constitutionnel. Des élections présidentielles étaient organisées pour la succession de feu Eyadema. Quatre candidats étaient en lice : Faure Gnassingbé, Nicolas Lawson, Harry Olympio et Emmanuel Bob Akitani, candidat de l’UFC soutenu par l’opposition traditionnelle. Le scrutin était prévu pour le 24 Avril 2005. Alors que Gilchrist Olympio n’était pas candidat à la surprise des autres leaders et de l’opinion nationale, celui-ci s’était rendu le 25 avril à Abuja pour rencontrer Faure Gnassingbé. Les jalons de l’éventuel accord étaient déjà posés sous l’œil vigilant de Oluségun Obasanjo, le président nigérian d’alors. La rencontre en tête à tête tant voulue avec le père, a finalement lieu avec le fils. Les négociations dans les coulisses se poursuivaient entre les deux personnalités.

Dans la foulée, Faure Gnassingbé élut dans la contestation générale en 2005 a été reçu par le nouveau Pape Benoît XVI qui avait ses yeux braqués sur la situation politique togolaise. De sources proches du Vatican, les deux acteurs, Gilchrist et Faure auraient signé au Vatican un accord de cohabitation.

En vertu de cet accord, quelle que soit l’issue du scrutin présidentiel de Mars 2010, l’Union des Forces de Changement rentrerait au gouvernement. C’est pourquoi à l’issue de ce scrutin, Benoit XVI a pris la peine de féliciter Faure Gnassingbé.

 

Gilchrist, attitude de duplicité et volonté de nuire

 

Dès le début de  2009, cinq députés UFC ont élaboré des stratégies devant permettre de remporter le scrutin de 2010. Pendant que le trio Gilchrist Olympio – Jean-Pierre Fabre – Patrick Lawson négociait avec les membres du CAR afin de dégager une candidature unique de l’opposition, ces députés parmi lesquels, l’honorable SEGLA et Mme SOKPOLI se sont mis à l’œuvre. Pour exécuter leurs stratégies, ils ont eu à rencontrer leur leader Gilchrist Olympio. Leur proposition était de rallier à la cause de candidature unique de l’opposition, six partis politiques du Nord et six autres au Sud.

Pour eux, le soutien de ces douze partis suffirait pour renverser le RPT. Et si le candidat de l’UFC arrivait au pouvoir, les 12 leaders de ces formations seraient nommés ministres et Me Agboyibo du CAR, deuxième parti de l’opposition, aurait la primature. Un gouvernement de 25 membres serait formé. Au début, l’idée était accueillie à bras ouverts par Gilchrist Olympio. Les concertations se poursuivaient jusqu’au jour où ces cinq députés ont été ramassés par leur leader à son domicile situé à Tokoin Collège Protestant. La députée Sokpoli était retournée, après cet incident, accompagnée de son mari voir Gilchrist. Pour une seconde fois, elle a été criblée d’invectives par le septuagénaire. Et pour cause, Gilchrist n’épouse plus l’idée de regroupement de partis autour de l’UFC. Il estimait que son parti était suffisamment grand pour affronter le RPT. C’est ce qui avait bloqué à l’époque les discussions avec le CAR.

En décembre, il s’était rendu à Paris avant son départ pour les Etats-Unis où il était surpris par la maladie. Cette maladie qui l’avait empêchée de se présenter au scrutin de Mars, a été la pomme de discorde entre lui et Jean-Pierre FABRE, son secrétaire général.

Certes, Gilchrist était le candidat désigné par le parti depuis le congrès de juillet 2008. A cause de cette maladie, le bureau politique s’était réuni à quatre jours de la date limite du dépôt des candidatures pour trouver une candidature de rechange. Une élection interne a eu lieu au siège du parti entre dix-sept membres du bureau politique. C’était à l’issue de cette consultation interne que le nom de Jean-Pierre Fabre s’était dégagé.

Dans la précipitation, Jean-Pierre Fabre a constitué son dossier qu’il déposa tard dans la nuit du 15 Janvier 2010, date butoire pour le dépôt des candidatures.

Malgré la candidature de Jean-Pierre Fabre et le délai dépassé, on avait appris de sources proches de la CENI le 17 Janvier que Gilchrist a envoyé son dossier qui manquait toujours du quitus médical des médecins assermentés togolais, estimant qu’il était en discussion avec les autorités togolaises pour l’acceptation de son dossier en lieu et place de celui de Fabre.

Après cet imbroglio, il était revenu à Accra pour demander une explication à ses lieutenants basés à Lomé. Le rendez-vous était pris et la délégation de Lomé s’était rendue à Accra. Là Jean-Pierre FABRE s’est mis à genoux et a  tenté d’expliquer, à chaudes larmes et pendant  près de 45 minutes les nécessités du dépôt de sa candidature et a demandé pardon à son mentor. Celui a opposé une fin de non recevoir : «Tu as pris ma place et je ne te pardonnerai pas », a-t-il lancé au visage de son secrétaire général. Il avait décidé depuis lors de prendre la revanche et de rendre la vie dure à Fabre. A son retour à Paris et lorsqu’il s’était agit de la rencontre qui devrait consacrer la création du Front Républicain pour l’Alternance et le Changement (FRAC) autour d’un candidat unique de l’opposition, Gilchrist a donné purement et simplement sa caution à Me Agboyibo au grand dam de Jean-Pierre Fabre. Du pain béni pour le bélier noir revenu à Lomé, requinqué de ce soutien de son adversaire Fo Gil pour donner une conférence de presse. Ce nouveau développement de la situation politique a créé davantage la distance entre Gilchrist et sa base à Lomé.

C’est ce qui a expliqué son attitude de réserve lors de la campagne électorale où il s’était fait prier avant de faire figuration le dernier jour de la campagne au stade municipal de Lomé et disparaître subrepticement très tôt au lendemain du scrutin.

 Le seul mot qu’il a laissé aux  Togolais était  que Jean Pierre Fabre sache perdre les élections, une phrase qui prouvait à suffisance que la rupture était véritablement consommée. Durant tout ce feuilleton, les liens entre Gilchrist et Faure se resserraient.

Pour  mettre les points sur les « i » Gilchrist était reçu en Mai dernier au palais de la présidence pour une discussion avec Faure. Le fruit de cette rencontre est la signature de l’accord du 26 mai et l’entrée au gouvernement de 7 amis de Gilchrist.

Désormais Faure respectera l’engagement de signer les documents devant permettre à Gilchrist Olympio de rentrer  en possession des certains fonds secrets qui demeurent depuis des décennies dans les banques suisses. Voilà comment Gilchrist a concrétisé son alliance avec Faure après quatre décennies de lutte. Il a acquis à sa cause 07 députés sur les 27 du groupe parlementaire UFC qui auraient perçu chacun deux millions pour assister à la présentation du discours programme. Deux millions gracieusement offerts par un ministre influent du pouvoir RPT.

 

Gilchrist Olympio, la dernière incongruité

 

Le 15 juin dernier, le leader « exclu temporairement » de l’Union des Forces de Changement (UFC), Gilchrist Olympio a adressé une lettre circulaire aux organes du parti à savoir le bureau national, les fédérations, les ministres et les députés qui sont d’ailleurs convoqués à une réunion d’échanges qui aura lieu le 07 juillet 2010 à 17 heures à son domicile à Tokoin Collège Protestant. Il a fait ampliation de cette lettre au ministère de l’administration territoriale.

Dans cette lettre, il a composé un nouveau bureau national du 16 membres dont figurent Patrick Lawson et Jean-Pierre Fabre qui n’ont pas changé de poste et un comité des sages formé de 10 membres.

Comme quoi, le leader est décidé, dans la déraison volontaire et la dérive suicidaire à aller jusqu’au bout de la destruction de son propre parti, phénomène de l’animal qui se nourrit de son propre fils.

 

 

Voici la liste des membres du nouveau Bureau national de l’UFC

 

Président : M. Gilchrist Olympio

1er vice-président M. Patrick Lawson

2ème vice-président : Kalakouley Brim Diabacté

3ème vice-président : Emmanuel Kakou

Secrétaire général : Jean-Pierre Fabre

Secrétaire général Adjoint : Mme Elise Zotsi

Secrétaire à l’organisation : Robert Olympio

Porte-parole du parti : Eliot Ohin

Trésorier général : Octave Anthony

Trésorier Général adjoint : Mme Dorian Olympio

 

Conseillers

 

Seth Wilson

Djovi Gally

Crosby Quist

Togoto Agbodan

Guégué Gertrude A Divi

Yempabou Laré

 

Président d’honneur: Bob Akitani

Comité des sages

Présidente : Dopé Atakpameto Haden

 

Membres

Godwin Tete

Aladji Taïrou Mama

Seth Wilson

André Kuévi

Ahlin Bruce

Togoto Agbodjan

Marthe Beléi

Kokou Akakpo

Pierre Jimongo

 

Conseillers spéciaux

 

Eric Amerding

Me Georges Latévi Lawson

 

 

ACP-INTER
 
  Envoyer cet article à un ami
Votre nom :
votre Email :
Email du destinataire:
je désire recevoir les nouveautés sur acpinter.net
   

 

Dernières Minutes
  INFO SPORT
FRANCE/ MONDIAL : LASSANA KOUYATE NE JOUERA PAS LA COUPE DU MONDE
Le milieu de terrain de l'équipe de France a dû déclarer forfait pour la Coupe du monde. Il souffre d'"anémie falciforme". Une maladie sanguine héréditaire.  Lire...
 CHRONIQUE
TOGO, VERITABLE ETAT POLICIER!
Décidément le problème du principal parti de l'opposition, UFC remet en cause les tous petits acquis de la démocratie au Togo. Le droit à manifester et surtout la liberté de presse. Après le ministre de l'UFC AGO qui a confondu son militantisme avec ses prérogatives de ministre de la République en menaçant les journalistes de sanction si ceux-ci hasardaient à relayer toute information relative au congrès de l'UFC tendance Jean-Pierre FABRE. C'est le tour d'un officier français de fouler au pied un principe général de notre Constitution chèrement acquis par le combat de l'ensemble des journalistes du Togo. Dans les deux chroniques précédentes nous relevions que la démocratie est en danger parce que des gens sont en train de profiter du conflit ouvert à l'UFC pour faire sauter les verrous qui entourent les maigres acquis de la jeune et balbutiante démocratie que d'aucuns qualifient de démocratie à la togolaise.   Lire...
  DEPECHES
  •   LES DEPUTES ADOPTENT LA LOI ORGANIQUE DE LA HAAC PROPOSEE PAR LES 4 POUVOIRS

  •   LUTTE CONTRE LE TABAGISME/ L’ASSOCIATION « REJAT » PORTEE SUR LES FONTS BAPTISMAUX.

  •   RENTREE PARLEMENTAIRE/ DOSSIER KPATCHA ET LOI DES FINANCES 2010 ANNONCES

  •   INSECURITE GRANDISSANTE A LOME/ 70 MILLIONS EMPORTES DANS UN BRAQUAGE A MAINS ARMEES

  •   DANGER DANS LES RANGS DES DéFENSEURS DES DROITS DE L’HOMME / LE CACIT VICTIME D’UN CAMBRIOLAGE.

  •   DANGER DANS LES RANGS DES DéFENSEURS DES DROITS DE L’HOMME / LE CACIT VICTIME D’UN CAMBRIOLAGE.

  •   TOGO / CONGRES DE LA CDPA LE 19 SEPTEMBRE PROCHAIN

  •   LES NOTAIRES DU TOGO EN JOURNéE PORTES OUVERTES à LOMé CE SAMEDI

  •   COMMISSION VJR/ LES ORGANISATIONS DE LA SOCIETE CIVILE ET LES MEDIAS METTENT LA MAIN A LA PATE.

  •   NIGER/ GREVE DE LA PRESSE INDEPENDANTE

  •   INTERVIEWS
    INTERVIEW EXCLUSIVE DU PM GILBERT HOUNGBO / « NOUS NEGOCIONS UNE LIGNE DE CREDIT DE 95 MILLIONS DE DOLLARS...»
    Le Premier Ministre Gilbert Houngbo 03 Juin dernier, l’invité d’honneur au conclave sous régional sur le projet de partenariat Inde Afrique qui s’est tenu à Accra dans la capitale ghanéenne. C’était un rendez-vous d’affaires et d’échanges entre les opérateurs économiques togolais qui ont accompagné le Premier ministre et les hommes d’affaires indiens représentant la Confédération des Industries Indienne (CII) et la banque indienne d’Import Export Exim Bank. Les autorités indiennes ont lors de l’ouverture du conclave planté le décor de la rencontre qui consiste à définir le cadre d’un partenariat gagnant Inde-Afrique dans le but de l’amélioration des activités socio économiques. La ministre Ghanéenne du Commerce Mme Hanna TETTEH a relevé l’importance de ce partenariat sud-sud qui permettra à l’un et à l’autre partenaire de bénéficier de l’expérience. Infrastructure, eau, énergie, agroalimentaire, engins lourds, télécommunication, automobile, santé, pharmacie, recherches scientifiques, etc., sont des secteurs appelés à alimenter ce partenariat. Le Premier Ministre togolais, a souhaité que ce partenariat se pérennise entre l’Inde et la sous région Ouest africaine pour permettre aux populations d’en tirer profit. Et pour ce faire, il faudra travailler sur certains leviers, notamment le renforcement des capacités des deux pays au niveau institutionnel, social et individuel, l’approche participative dans la mise en œuvre des termes du partenariat, la célérité dans l’exécution des projets et la prise en compte des méga projets qui peinent souvent à se faire financer dans la plupart des pays.    Lire...
     VIDEOS & SONS