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  EDITORIAL
MINISTRES DEVANT LES DEPUTES/ LES A-COTES QUI FONT MARRER
Les nouveaux ministres du Gouvernement Houngbo II étaient devant l’assemblée vendredi dernier pour présenter la Déclaration de Politique Générale. Au-delà du sérieux qui devrait marquer cette cérémonie solennelle, le palais des congrès avait fait l’objet des scènes qui devraient faire marrer les invités à cette cérémonie. Le décor, au niveau des ministres, le Premier Ministre devant comme accusé à la barre, derrière, les ministres assis en rangs d’oignons comme des ouailles, par ordre de grade, suivant le protocole. Les plus importants, à partir des Ministres d’Etat aux moins importants, aux ministres délégués.   Lire...
 
  

ENQUETE : SCANDALE FINANCIER RESTE IMPUNI/ KWASSI KLUTSE : UN CHATEAU SOMPTUEUX AVEC L’ARGENT DES EPARGNANTS DE IDH
Depuis le début des années 2000 les institutions de micro finance poussent comme des champignons au Togo. L’une d’elles, la plus répandue sur toute l’étendue du territoire se nomme, IDH, littéralement défini « Investir Dans l’Humain ». Une initiative de l’ancien Premier ministre Kwassi Kloutsè, originaire d’Agbélouvé, un village situé dans la préfecture de Zio. Président du Conseil d’Administration et patron à tout faire de l’ONG, l’économiste a conduit graduellement IDH vers la faillite au point où les épargnants, des dizaines de milliers ont vu leurs cotisations partir en fumée. Au même moment, on voit ériger un château somptueux au domicile du PCA qui suscite chez les membres du réseau indignation et révolte.

Dans une interview récente accordée par le sieur Kwassi Klutsé, Président du Conseil d’Administration, il a été question de la restructuration du conseil de l’IDH en vue de faire face à la crise qui secoue l’ONG. L‘ancien Premier Ministre, rusé de son état a introduit cette actualité pour contourner les appels incessants des Togolais qui interpellent les autorités à intervenir pour que les milliers d’épargnants de l’institution de micro finance entrent en possession de leur argent.

Ailleurs, chez les membres, les grincements de dents sont devenus  une réalité dans les rangs de ceux qui ont décidé de mettre leurs liquidités dans la micro finance IDH.  L’amertume est donc perceptible sur presque tous les visages. Les épargnants qui manifestent, il y a un moment leur désir de se faire rembourser leurs sommes, sont confrontés à une situation inédite : le report sur report. La situation de crise a commencé depuis très longtemps lorsque les employés du Réseau manifestaient pour exiger leurs salaires. Ils sont des centaines à être recrutés dans la ribambelle de structures mises en place par ce réseau mais qui ne sont pas payés. Quelques semaines après ces mouvements d’humeur, c’est un cambriolage qui a été annoncé dans l’une des agences sise à la Direction Générale. Les cambrioleurs auraient emporté d’importantes sommes d’argent, alors que les portes et fenêtres au lendemain du prétendu vol n’ont pas été forcées. On les aurait ouvert tranquillement, beaucoup ont conclu qu’il s’agissait d’un montage, méthode de voyou.

C’est après tout ceci que de plus en plus, les épargnants tant à Lomé qu’à l’intérieur du pays se heurtent à l’absence de liquidité dans les agences de micro finance IDH. Un à un, les agents collecteurs d’argent et les responsables des agences ont fermé les portes surtout dans les villages pour prendre la clé des champs, laissant les pauvres populations dans l’angoisse. A Lomé, ceux qui connaissent le domicile de l’ancien Premier Ministre s’y sont rendus en délégation suivant les affinités : 5, 10 ou 15. Le dignitaire du RPT, pour calmer les ardeurs sert des plats de riz ou de haricots à ses visiteurs, les rassure que les choses rentreront bientôt dans l’ordre dans un ton assez plaintif qu’on lui reconnaît avant de leur faire des promesses de prêts avec des intérêts presque nuls. Il les raccompagne jusqu’à 100 mètres de sa maison avant de revenir donner l’ordre à ses ouvriers de continuer les travaux de son gigantesque château qu’il érige à Avénou à son domicile.

Justement à propos du Château, c’est un colossal immeuble encore en chantier qui a l’allure de ces Châteaux des périodes Louis XIV en France. Gros piliers plombés dans du béton soutenant des tonnes de murs et de dalles le tout imbibé d’une décoration architecturale gothique qui sied plutôt aux sultans saoudiens. Un domaine vaste étendu à perte de vue sur plus de 6 lots selon des experts avec à la clé de grands salons, de grandes pièces, de grandes vérandas, deux ou trois piscines.

Il est prévu du matériau de décoration qui s’évalue d’après nos enquêtes à plus d’un milliard de Francs CFA, avec un ameublement qui coûte pareil.

Les marbres, accessoires de douches, les lumières de fonds seront importés. Le chantier est en cours et a déjà avalé la bagatelle de 5 milliards selon des estimations d’experts. Une partie du château, située au fond est déjà habitée.

Pingre et cupide, malingre et avare, Kwassi Kloutsè se heurte fréquemment aux revendications  des ouvriers et entrepreneurs qui sont sur le chantier. Ils en renvoient souvent pour en recruter d‘autres. Tout un monde qui attend que justice soit rendue un jour.

Les déboires du propriétaire de la somptueuse villa, patron de IDH ont commencé depuis qu’il a bénéficié d’un prêt de plus de 30 milliards auprès de la Banque Régionale de Solidarité (BRS). Au lendemain de ce prêt, il a nommé son propre fils Directeur Général de l’entreprise et l’a entouré de dizaines d’agents natifs d‘Agbélouvé, son village natal. Le jeune Kloutsè s’est engagé dans la folie meurtrière des dépenses. Voyages incessants avec jeunes demoiselles, soirées de gala avec amis, achats de biens de luxe etc. Rien de plus normal que l’entreprise familiale coule, et, avec l’argent des épargnants.

Ils sont nombreux à être dans le système de micro finance IDH. Presque toutes les localités sont couvertes, du Sud au Nord. Même des villages difficilement accessibles comme Danyi, dans le Kloto, ou Boulohou et Dzerkpanga dans le Sotouboua sont couverts par IDH. On y voit une plaque et un petit bureau qui sert à collecter l’argent pour les soins de la famille Kloutsè. Aujourd’hui, ils sont tous sur le carreau. Les bureaux se ferment les uns après les autres, les agents disparaissent des coins, et aucune garantie n’est donnée à ces milliers de pauvres Togolais qui épargnent l’argent gagné à la sueur du front.

 

Aujourd’hui, c’est la désolation totale. Les autres structures estampillées IDH sont en difficulté. Ecoles de formation et autres institutions.  Kwassi Kloutsè a tout embrassé dans son réseau IDH, toute une panoplie d’activités qu’il se donne la peine de contrôler à lui, tout seul. D’après nos enquêtes, plusieurs filières sont présentes à IDH : secrétariat de Direction, Comptabilité, journalisme et communication, production audiovisuelle, Cuisine, génie civil, commerce international, transports logistiques,  restauration, tourisme, développement durable assortis de diplômes plus ou moins sérieux délivrés avec la complicité une Université du Bénin (USTB : Université  de Sciences et Technologie du Bénin). Kwassi Klutsè fait tout. Il suffit pour lui de recevoir un candidat qui veut s’inscrire dans un domaine précis qu’il invente ce domaine. Gabegie et incompétence obligent, les diplômes ne sont jamais délivrés à la fin des sessions. La preuve, les étudiants qui ont terminé le cycle DUT 2006 traînent encore sans leurs diplômes. On ne sait pour quelle raison.

Kwassi Kloutsé s’investit à partir de l’Humain que d’investir dans l’Humain. Il est serein, étant un tenant du pouvoir RPT, candidat malheureux aux dernières législatives, il compte sur le pouvoir qui a toujours protégé les crimes et gangstérismes économiques. La plupart des autorités étant elles mêmes des fossoyeurs de l’économie.

 

L’argent des épargnants et la responsabilité de l’Etat

 

Il n’y a pas à chercher loin que l’argent des épargnants rentre affectueusement dans le géant Chantier de Kwassi Kloutsè. C’est logique chez la plupart des épargnants qui connaissent l’histoire de ce château qui a commencé par s’ériger juste au moment où les collectes de fonds pour les micro finances fonctionnaient à merveille.  C’est ce qui fait que l’interdiction par les autorités togolaises de ReDéMare même si elle est légitime,  est perçue comme une injustice dans la mesure où l’ancien Premier Ministre RPT jouit impunément des milliards de pauvres populations au nom d’une micro finance.

La stagnation de l’économie togolaise  s’explique aussi par les crimes économiques impunis. Les scandales financiers devraient être  sanctionnés avec rigueur afin d’éviter des récidives. Malheureusement, la corruption s’érige en système d’Etat, ce  qui encourage les fossoyeurs de l’économie togolaise. Le pouvoir togolais est un cercle miné par la corruption et l’impunité. Des mains noires bénéficieraient de cette situation qui prévaut à IDH MICRO FINANCE, surtout les nageurs dans l’eau trouble.

L’Etat a l’obligation de surveiller les activités des sociétés qui opèrent sur le sol togolais.

Les adhérents  ont commencé  depuis à réclamer leur argent déposé à IDH sans gain de cause. Il revient à l’Etat de jouer sa partition en interpellant Kwassi Kloutsè afin qu’il rembourse les épargnants. Ces derniers ne veulent rien d’autre que de rentrer dans leurs droits. S’il le faut, l’Etat pourrait confisquer les biens du patron de IDH et les revendre pour rembourser les ayants droit.

Au-delà de tout, l’Etat doit veiller à ce que des individus véreux  ne s’enrichissent illicitement au dos des populations qui vivent d’ailleurs dans la précarité. Il doit jouer le rôle  régulateur au lieu d’être complice de la misère dans laquelle les populations en quête du mieux-être végètent. Au Togo, lorsqu’on appartient au parti au pouvoir, le Rassemblement du Peuple Togolais, on peut voler, piller, tuer et massacrer sans être  poursuivi. C’est la loi du plus fort qui sévit, de génération en génération

 

 

 

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Commentaire: Félicitation pour cet article. Seulement je trouve et cela n'engage que moi que même s'il est vrai que IDH microfinance est en crise, tout ce qui est dit dan s l'article n'est de la pure contre vérité et ressemble purement à une attaque personnelle. 1.pour avoir approché l'instition je rappelle que les 30 milliards de la BRS b'est qu'une ligne de crédit( allez y chercher à comprendre ce que c'est) 2. Je pense que pour ce qui est de la maison, ce qui serait judicieux c'est de pousser les investigations pour plus de précisions. Le palais de présidence n'aurait pas couté 5 milliards pour qu'une maison qui n'en fait pas le dixième puisse en couté plus. En tout cas moi je pense que l'état aurait pu s'approcher depuis très longtemps de IDH en vue d'un appui. Ce que KLOUTSE a fait je pense que aussi bien dans l'opposition qu'au RPT personne ne l'a essayé. Au lieu de s'attaquer à sa personne je pense que pour vous journalistes qu'il faille mieux amener le pouvoir à plutot l'aider. A plus!

 

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