MINISTRES DEVANT LES DEPUTES/ LES A-COTES QUI FONT MARRER
Les nouveaux ministres du Gouvernement Houngbo II étaient devant l’assemblée vendredi dernier pour présenter la Déclaration de Politique Générale. Au-delà du sérieux qui devrait marquer cette cérémonie solennelle, le palais des congrès avait fait l’objet des scènes qui devraient faire marrer les invités à cette cérémonie.
Le décor, au niveau des ministres, le Premier Ministre devant comme accusé à la barre, derrière, les ministres assis en rangs d’oignons comme des ouailles, par ordre de grade, suivant le protocole. Les plus importants, à partir des Ministres d’Etat aux moins importants, aux ministres délégués.
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LA FRANÇAFRIQUE ET SES POLEMIQUES.
L’année 2010 est une année de jubilé d’or pour les pays africains qui célèbrent les cinquante ans de leur indépendance. Chaque pays célèbre à sa manière le cinquantenaire de l’accession à la souveraineté internationale. L’histoire de la colonisation est commune à tous les pays africains aussi bien francophones que anglophones mais celle des pays francophones ayant pour métropole la France paraît particulière et suscite régulièrement des polémiques. Historiquement, il est démontré que la colonisation française a été la plus rude pour ses colonies comparée à celle de l’Angleterre ou de l’Allemagne.
Les livres d’histoire nous apprennent que la
relation du pays de Churchill avec ses colonies était essentiellement
économique et administrativement plus souple que celle de la France.
Ce qui justifie qu’après leur indépendance, les pays
africains anglophones ayant connu la colonisation de l’Angleterre, sont
moins dépendants vis-à-vis de leur métropole. La situation des pays
francophones est radicalement différente. Les pays africains francophones
sont certes officiellement indépendants mais en réalité et surtout dans la plupart des cas
la France
continue allègrement à tirer les ficelles dans ces pays. Le ton a
d’ailleurs été donné au lendemain des indépendances avec des coups d’Etats
dans ces colonies dont les meneurs étaient téléguidés par l’ancienne
Métropole. C’est la preuve que la Métropole n’était pas prête
à se séparer de ses colonies.
Même le fameux discours de la Baule considéré comme le
changement de cap par lequel la France instruit les pays africains à se
démocratiser pour rompre avec les dictatures qu’elle a aidé à installer sur
le continent, n’a pas mis fin aux velléités de la France à contrôler la
vie politico-économique de ses anciennes colonies. La France est accusée par
une grande partie de l’opinion publique de ses colonies de saboter les
efforts de démocratisation en soutenant des dictateurs qui n’ont d’autres
moyens que de frauder les élections, tripatouiller la loi fondamentale de
leur pays pour se pérenniser au pouvoir. La France est également accusée de
soutenir des coups d’Etat malgré l’engagement de ces pays dans le processus
démocratique irréversible.
Beaucoup d’Africains ont cru que l’accession de
Nicolas SARKOZY à la Présidence française allait apporter un
changement radical dans la politique française qualifiée de néocolonialiste
avec des initiatives telles
que les histoires de la France Afrique qui n’apportent rien à la
démocratie et au développement de l’Afrique.
La dernière initiative de SARKOZY qui a consisté
à inviter les Présidents africains pour aller célébrer le cinquantenaire de
leur indépendance à Paris n’a été qu’une occasion de faire payer un lourd
tribut à l’économie de ces pays quand on sait que les Présidents africains
ne se déplacent qu’avec une très longue délégation et c’est l’argent des
contribuables africains qui est gaspillé. La France n’avait pas accordé les
indépendances à bon cœur. Les Africains ne comprennent pas pourquoi c’est à
Paris que les Chefs d’Etat doivent se retrouver au nom de l’événement
autour des indépendances. L’on s’interroge aussi sur le fait que
la France
ne s’est pas fait représentée lors des manifestations entrant dans le cadre
de ce jubilé d’or dans ses colonies. L’invitation des Chefs d’Etat en
France est perçue comme une insulte aux Africains Il va falloir que la France se départisse de
l’esprit colonisateur dans ses relations avec ses anciennes colonies. Et
pour en arriver là, les Chefs d’Etat africains doivent se faire élire
démocratiquement, sauvegarder l’intérêt de leur peuple, accepter de jouer
le jeu démocratique, penser au développement de leur pays et cesser d’aller
négocier leur légitimité à Paris.
La légitimité doit être recherchée devant son
peuple et non ailleurs. Les Présidents africains ont souvent pensé que les
rencontres avec le chef d’Etat de la France est une occasion pour légitimer leur
pouvoir, c’est pourquoi ils ne savent pas dire non à des initiatives telle
que cette invitation de SARKOZY qui n’a point d’intérêt pour une grande
partie de l’opinion africaine.
FRANCE/ MONDIAL : LASSANA KOUYATE NE JOUERA PAS LA COUPE DU MONDE Le milieu de terrain de l'équipe de France a dû déclarer forfait pour la Coupe du monde. Il souffre d'"anémie falciforme". Une maladie sanguine héréditaire.
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CHRONIQUE
TOGO, VERITABLE ETAT POLICIER! Décidément le problème du principal parti de l'opposition, UFC remet en cause les tous petits acquis de la démocratie au Togo. Le droit à manifester et surtout la liberté de presse. Après le ministre de l'UFC AGO qui a confondu son militantisme avec ses prérogatives de ministre de la République en menaçant les journalistes de sanction si ceux-ci hasardaient à relayer toute information relative au congrès de l'UFC tendance Jean-Pierre FABRE. C'est le tour d'un officier français de fouler au pied un principe général de notre Constitution chèrement acquis par le combat de l'ensemble des journalistes du Togo. Dans les deux chroniques précédentes nous relevions que la démocratie est en danger parce que des gens sont en train de profiter du conflit ouvert à l'UFC pour faire sauter les verrous qui entourent les maigres acquis de la jeune et balbutiante démocratie que d'aucuns qualifient de démocratie à la togolaise.
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INTERVIEW EXCLUSIVE DU PM GILBERT HOUNGBO / « NOUS NEGOCIONS UNE LIGNE DE CREDIT DE 95 MILLIONS DE DOLLARS...»
Le Premier Ministre Gilbert Houngbo 03 Juin dernier, l’invité d’honneur au conclave sous régional sur le projet de partenariat Inde Afrique qui s’est tenu à Accra dans la capitale ghanéenne. C’était un rendez-vous d’affaires et d’échanges entre les opérateurs économiques togolais qui ont accompagné le Premier ministre et les hommes d’affaires indiens représentant la Confédération des Industries Indienne (CII) et la banque indienne d’Import Export Exim Bank. Les autorités indiennes ont lors de l’ouverture du conclave planté le décor de la rencontre qui consiste à définir le cadre d’un partenariat gagnant Inde-Afrique dans le but de l’amélioration des activités socio économiques. La ministre Ghanéenne du Commerce Mme Hanna TETTEH a relevé l’importance de ce partenariat sud-sud qui permettra à l’un et à l’autre partenaire de bénéficier de l’expérience. Infrastructure, eau, énergie, agroalimentaire, engins lourds, télécommunication, automobile, santé, pharmacie, recherches scientifiques, etc., sont des secteurs appelés à alimenter ce partenariat.
Le Premier Ministre togolais, a souhaité que ce partenariat se pérennise entre l’Inde et la sous région Ouest africaine pour permettre aux populations d’en tirer profit. Et pour ce faire, il faudra travailler sur certains leviers, notamment le renforcement des capacités des deux pays au niveau institutionnel, social et individuel, l’approche participative dans la mise en œuvre des termes du partenariat, la célérité dans l’exécution des projets et la prise en compte des méga projets qui peinent souvent à se faire financer dans la plupart des pays.
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