MINISTRES DEVANT LES DEPUTES/ LES A-COTES QUI FONT MARRER
Les nouveaux ministres du Gouvernement Houngbo II étaient devant l’assemblée vendredi dernier pour présenter la Déclaration de Politique Générale. Au-delà du sérieux qui devrait marquer cette cérémonie solennelle, le palais des congrès avait fait l’objet des scènes qui devraient faire marrer les invités à cette cérémonie.
Le décor, au niveau des ministres, le Premier Ministre devant comme accusé à la barre, derrière, les ministres assis en rangs d’oignons comme des ouailles, par ordre de grade, suivant le protocole. Les plus importants, à partir des Ministres d’Etat aux moins importants, aux ministres délégués.
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SOURCE TRADITIONNELLE D’EDUCATION: LE CONTE EST EN VOIE DE DISPARITION
Dans l’Afrique traditionnelle, le conte joue un grand rôle dans la transmission du savoir. Genre de l’oralité qui est un canal propre à l’Africain, le conte se voit aujourd’hui menacé par une mort certaine qui plane au dessus de sa tête comme une épée de Damoclès. Aujourd’hui, la prolifération de la technologie fait que le privilège est donné à la télévision, au cinéma, à l’Internet au détriment du conte qui s’étiole de façon inquiétante.
Les contes et tous les autres genres de
l’oralité (mythes, proverbes, chansons, légendes…) ont souvent constitué
pour les sages des temps anciens un moyen de transmettre à travers les
siècles d’une manière plus ou moins voilée par le langage des images, des
connaissances qui, reçues dès l’enfance resteront gravées dans la mémoire
profonde de l’individu pour ressurgir peut être au moment opportun,
éclairées d’un sens nouveau. C’est pourquoi Amadou Hampâté Bâ, pionnier de
la tradition orale disait : « Si vous voulez
sauver des connaissances et les faire voyager à travers le temps, confiez
les aux enfants. »
Au-delà de son caractère récréatif, le conte est
donc une voie de transmission du savoir, de la sagesse africaine. Défini
comme un récit merveilleux et extraordinaire qui met en scène une société
fictive d’hommes et d’animaux , le conte par son aspect féerique et surnaturel devait
donc permettre à tout enfant d’explorer les méandres du monde surnaturel
d’où il reviendra avec des connaissances et une sagesse devant lui
permettre d’éclairer sa vie future.
Aussi, la cohabitation entre les hommes et les
animaux est un symbole de la tolérance dont les hommes doivent faire preuve
de nos jours.
La morale que tout conte relève doit permettre à
tout auditeur, les enfants en particulier, de perfectionner leur
comportement envers leurs parents.
Aujourd’hui, tout le monde est au même pied
d’égalité et les vieillards sont taxés de conservateurs et considérés comme
des objets de rebut par les jeunes qui croient être à la page et au même
piédestal que la mondialisation.
Nous assistons à la dépravation des mœurs et à
la disparition de nos valeurs culturelles ; tout ce qui faisait de
l’Africain un homme authentique a disparu au profit de cette fameuse
mondialisation qui fait de nous des singes car nous passons notre temps à
copier l’occident en nous dépersonnalisant.
Il est donc très inquiétant de penser que nous
pouvons oublier notre tradition au profit de celle d’autrui. Où serait donc
notre personnalité ? On remarque avec dégoût que nos jeunes sœurs ne
savent même pas nouer le pagne pour le simple fait qu’elles s’adonnent aux
pantalons et aux minijupes qui sont en vogue aujourd’hui. Aucun enfant ne
connaît les mythes relatifs à la création de son peuple ; simplement
parce que la télévision a remplacé les veillées et les rassemblements
autour du feu pour écouter le grand père raconter les histoires fabuleuses
des multiples aventures de ‘’Yévi Golotoé’’ (araignée) et bien d’autres
personnages du conte.
Surtout pendant ces vacances, notre menu ne sera
rien d’autre que des filles à moitié habillées exposant les parties les
plus sensibles de leur corps.
Les média qui participent à la promotion de la
mondialisation devraient sensibiliser cette couche vulnérable de la
population sur l’importance de nos us et coutumes, de notre culture qui est
en fait notre vraie personnalité. Les parents doivent retourner aux sources
pour s’imprégner de la sagesse qu’ils devraient transmettre à leurs
progénitures à leur tour. Il est impérieux que tout le monde sache que la
modernité doit se greffer sur nos valeurs culturelles pour faire de nous
des hommes intègres. Nous devons donc être authentiques sans fermer le
hublot qui nous permet de regarder l’extérieur car nous existons aussi bien
que l’autre. Nous devons lui prendre ce qu’il a de bien, et ce qu’il a de
mauvais, laissons-le lui.
FRANCE/ MONDIAL : LASSANA KOUYATE NE JOUERA PAS LA COUPE DU MONDE Le milieu de terrain de l'équipe de France a dû déclarer forfait pour la Coupe du monde. Il souffre d'"anémie falciforme". Une maladie sanguine héréditaire.
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CHRONIQUE
TOGO, VERITABLE ETAT POLICIER! Décidément le problème du principal parti de l'opposition, UFC remet en cause les tous petits acquis de la démocratie au Togo. Le droit à manifester et surtout la liberté de presse. Après le ministre de l'UFC AGO qui a confondu son militantisme avec ses prérogatives de ministre de la République en menaçant les journalistes de sanction si ceux-ci hasardaient à relayer toute information relative au congrès de l'UFC tendance Jean-Pierre FABRE. C'est le tour d'un officier français de fouler au pied un principe général de notre Constitution chèrement acquis par le combat de l'ensemble des journalistes du Togo. Dans les deux chroniques précédentes nous relevions que la démocratie est en danger parce que des gens sont en train de profiter du conflit ouvert à l'UFC pour faire sauter les verrous qui entourent les maigres acquis de la jeune et balbutiante démocratie que d'aucuns qualifient de démocratie à la togolaise.
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INTERVIEW EXCLUSIVE DU PM GILBERT HOUNGBO / « NOUS NEGOCIONS UNE LIGNE DE CREDIT DE 95 MILLIONS DE DOLLARS...»
Le Premier Ministre Gilbert Houngbo 03 Juin dernier, l’invité d’honneur au conclave sous régional sur le projet de partenariat Inde Afrique qui s’est tenu à Accra dans la capitale ghanéenne. C’était un rendez-vous d’affaires et d’échanges entre les opérateurs économiques togolais qui ont accompagné le Premier ministre et les hommes d’affaires indiens représentant la Confédération des Industries Indienne (CII) et la banque indienne d’Import Export Exim Bank. Les autorités indiennes ont lors de l’ouverture du conclave planté le décor de la rencontre qui consiste à définir le cadre d’un partenariat gagnant Inde-Afrique dans le but de l’amélioration des activités socio économiques. La ministre Ghanéenne du Commerce Mme Hanna TETTEH a relevé l’importance de ce partenariat sud-sud qui permettra à l’un et à l’autre partenaire de bénéficier de l’expérience. Infrastructure, eau, énergie, agroalimentaire, engins lourds, télécommunication, automobile, santé, pharmacie, recherches scientifiques, etc., sont des secteurs appelés à alimenter ce partenariat.
Le Premier Ministre togolais, a souhaité que ce partenariat se pérennise entre l’Inde et la sous région Ouest africaine pour permettre aux populations d’en tirer profit. Et pour ce faire, il faudra travailler sur certains leviers, notamment le renforcement des capacités des deux pays au niveau institutionnel, social et individuel, l’approche participative dans la mise en œuvre des termes du partenariat, la célérité dans l’exécution des projets et la prise en compte des méga projets qui peinent souvent à se faire financer dans la plupart des pays.
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