MINISTRES DEVANT LES DEPUTES/ LES A-COTES QUI FONT MARRER
Les nouveaux ministres du Gouvernement Houngbo II étaient devant l’assemblée vendredi dernier pour présenter la Déclaration de Politique Générale. Au-delà du sérieux qui devrait marquer cette cérémonie solennelle, le palais des congrès avait fait l’objet des scènes qui devraient faire marrer les invités à cette cérémonie.
Le décor, au niveau des ministres, le Premier Ministre devant comme accusé à la barre, derrière, les ministres assis en rangs d’oignons comme des ouailles, par ordre de grade, suivant le protocole. Les plus importants, à partir des Ministres d’Etat aux moins importants, aux ministres délégués.
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PROCLAMATION DES RESULTATS DU BAC : LE TAUX DE REUSSITE AU BAC A BAISSE DE 10,88% CETTE ANNEE.
Les Autorités de l’enseignement togolais ont procédé hier sut toute l’étendue du territoire à la proclamation des résultats du Baccalauréat deuxième partie. 38,23% est le taux de réussite pour cette année 2010 contre 49% l’année passée. Au lycée de Tokoin et ailleurs où notre équipe de reportage est allé, les sentiments étaient partagés. Les uns, ceux qui ont réussi étaient en joie et les malheureux qui n’ont pas été admis sont rentrés les larmes aux yeux. Au-delà des impressions des candidats, c’est toute une tranche de la jeunesse qui voit le premier diplôme universitaire connaître une chute en taux de réussite. Ce qui donne droit à des interrogations.
L’examen réputé le plus difficile dans
l’enseignement togolais vient d’obtenir la délibération sous la
satisfaction de ceux qui ont réussi et la désolation des récalés. Parmi
43 508 candidats qui ont régulièrement composé, 16 635 sont admis
soit 38,23% à coté de 49,21 l’année dernière. Ceci nous permet
d’enregistrer une baisse considérable s’exprimant à 10,98 %. Les avis sont
partagés autour de ce résultat très inquiétant. Les techniciens de
l’éducation pensent que l’enseignement togolais est très rigide et qu’il
faudrait revoir les textes de cet enseignement. D’autres pensent que c’est
un problème de transmission pour le simple fait qu’il existe une
inadéquation dans la vocation des emplois au Togo. Plusieurs personnes se
retrouvent dans l’enseignement pour la simple raison qu’ils n’ont pas
trouvé de place dans leur domaine de prédilection. Ceci pour obtenir le
pain quotidien et échapper à l’épée du chômage. Dans toute cette histoire,
il est probant de relever la déperdition scolaire qui prévaut depuis un
certain temps dans l’enseignement togolais. Les apprenants, sous l’emprise
d’une épidémie d’inconscience donnent la primauté à la distraction au
détriment de l’apprentissage qui devrait être leur credo ou mieux leur
vade-mecum. Tout ceci n’est effectif qu’à partir du privilège qu’ils
accordent à la distraction. Ne dit-on pas que la réussite est au bout de
l’effort ? A ce propos nous pouvons paraphraser Voltaire qui pense que
la réussite n’est basée que sur le facteur du travail. Mensah, un candidat
admis que nous avons rencontré après la proclamation a laissé entendre ce
qui suit : « Durant toute l’année, et ceci
depuis le premier jour de la rentrée, je me suis fixé un objectif, celui de
réussir à tout prix. J’ai donc mis toutes les chances à mon côté pour que
ma réussite soit effective. J’ai travaillé dur et je pense que mes efforts
n’ont pas été vains. Je suis très content en ce moment et je pense évoluer
comme cela car je veux devenir un médecin ». A coté de cet
élève conscient nous avons rencontré un candidat malheureux qui décline
toute la responsabilité sur ses professeurs qu’il somme de ne lui avoir pas
donné le meilleur d’eux-mêmes. Les admis bien que contents pour cette étape
franchie ont la trouille dans le ventre pour cette question brûlante de
l’heure qui constitue le cauchemar de leur prédécesseurs sur le Campus
Universitaire de Lomé : le fameux système LMD (Licence, Master,
Doctorat). C’est à ce propos que Nèmè s’indigne en ces termes :
« c’est vrai que j’ai réussi et ceci est
une satisfaction pour moi. Mais ce qui m’inquiète c’est ce système que je
n’arrive pas à comprendre jusqu’alors et j’ai l’impression qu’il sera un
handicap pour moi. ». Nous pensons que ces inquiétudes
relèvent d’apprenants conscients de leur avenir et qui finirons par
s’adapter car le Togo ne peut plus faire un pas en arrière en annulant ce
système. Une prise de conscience doit exister dans l’esprit de tout le
monde aussi bien au niveau des parents, des enseignants que des apprenants
eux-mêmes car c’est la synchronisation de toutes ces forces qui donnera de
bons résultats à notre pays.
La baisse du taux de réussite cette année est
également liée aux troubles sociaux qui sont survenus en pleine composition
du baccalauréat. Les autorités togolaises, en plein examen des élèves ont
balancé une augmentation incompréhensible du prix des produits pétroliers.
Naturellement cela a déclenché des manifestations de rue qui ont empêché
certains candidats d’aller à l’examen à l’heure. D’autres ont été carrément
empêché et vont se retrouver à la session des malades. D’autres pire, ont
été interpellés par les éléments de la gendarmerie avant d’être relâchés
plus tard. Cette atmosphère de trouble n’a pas été en faveur d’un
déroulement normal des examens du baccalauréat et devrait en être pour
quelque chose dans la baisse du taux de réussite. Les autorités togolaises,
responsables de cette situation doivent prendre des mesures pour éviter ces
incidents à l’avenir. L’éducation qui est un secteur stratégique devrait
égalementfaire l’objet de
l’attention des autorités. Les quarts de bourse qui étaient attribués aux
élèves des lycées et collèges ont disparu comme par enchantement, sans
raison valable. Les élèves qui n’ont pas beaucoup de moyens se retrouvent
dans des conditions difficiles d’études sans support. D’autres finissent
par jeter l’éponge avant la fin de l’année. Les fonds mobilisés pour des
fêtes et d’autres activités purement distractives devraient servir à aider
des élèves à poursuivre les classes. Les autorités chargés de l’éducation
doivent se réveiller pour répondre à l’adage qui dit que tant vaut l’école,
tant vaut la nation.
Toutes nos félicitations à tous les admis et à
tous ceux qui ont raté cet examen cette année nous disons du courage car
l’échec est une réussite remise.
FRANCE/ MONDIAL : LASSANA KOUYATE NE JOUERA PAS LA COUPE DU MONDE Le milieu de terrain de l'équipe de France a dû déclarer forfait pour la Coupe du monde. Il souffre d'"anémie falciforme". Une maladie sanguine héréditaire.
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CHRONIQUE
TOGO, VERITABLE ETAT POLICIER! Décidément le problème du principal parti de l'opposition, UFC remet en cause les tous petits acquis de la démocratie au Togo. Le droit à manifester et surtout la liberté de presse. Après le ministre de l'UFC AGO qui a confondu son militantisme avec ses prérogatives de ministre de la République en menaçant les journalistes de sanction si ceux-ci hasardaient à relayer toute information relative au congrès de l'UFC tendance Jean-Pierre FABRE. C'est le tour d'un officier français de fouler au pied un principe général de notre Constitution chèrement acquis par le combat de l'ensemble des journalistes du Togo. Dans les deux chroniques précédentes nous relevions que la démocratie est en danger parce que des gens sont en train de profiter du conflit ouvert à l'UFC pour faire sauter les verrous qui entourent les maigres acquis de la jeune et balbutiante démocratie que d'aucuns qualifient de démocratie à la togolaise.
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INTERVIEW EXCLUSIVE DU PM GILBERT HOUNGBO / « NOUS NEGOCIONS UNE LIGNE DE CREDIT DE 95 MILLIONS DE DOLLARS...»
Le Premier Ministre Gilbert Houngbo 03 Juin dernier, l’invité d’honneur au conclave sous régional sur le projet de partenariat Inde Afrique qui s’est tenu à Accra dans la capitale ghanéenne. C’était un rendez-vous d’affaires et d’échanges entre les opérateurs économiques togolais qui ont accompagné le Premier ministre et les hommes d’affaires indiens représentant la Confédération des Industries Indienne (CII) et la banque indienne d’Import Export Exim Bank. Les autorités indiennes ont lors de l’ouverture du conclave planté le décor de la rencontre qui consiste à définir le cadre d’un partenariat gagnant Inde-Afrique dans le but de l’amélioration des activités socio économiques. La ministre Ghanéenne du Commerce Mme Hanna TETTEH a relevé l’importance de ce partenariat sud-sud qui permettra à l’un et à l’autre partenaire de bénéficier de l’expérience. Infrastructure, eau, énergie, agroalimentaire, engins lourds, télécommunication, automobile, santé, pharmacie, recherches scientifiques, etc., sont des secteurs appelés à alimenter ce partenariat.
Le Premier Ministre togolais, a souhaité que ce partenariat se pérennise entre l’Inde et la sous région Ouest africaine pour permettre aux populations d’en tirer profit. Et pour ce faire, il faudra travailler sur certains leviers, notamment le renforcement des capacités des deux pays au niveau institutionnel, social et individuel, l’approche participative dans la mise en œuvre des termes du partenariat, la célérité dans l’exécution des projets et la prise en compte des méga projets qui peinent souvent à se faire financer dans la plupart des pays.
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